DATACENTRE D’ART

Étienne Cliquet

? • © 2015

Circuit béant

Vernissage au datacenter

Le BBB centre d'art et l’entreprise FullSave ont le plaisir de vous inviter à l'inauguration de l'œuvre d'Étienne Cliquet dans le cadre du projet Datacentre d’art le vendredi 18 octobre 2013 de 12h à 13h30 dans les locaux de FullSave (40 rue du Village d’entreprises, 31670 Labège).

Les visites se dérouleront par petits groupes de 5 à 6 personnes maximum pour une durée de 20 minutes environ. Buffet offert. Merci de confirmer votre venue.

Sas de sécurité d'accès au datacentre de FullSave, badge du sas de sécurité et vernissage capturé par la caméra de surveillance.

Allée froide

Le Colosse

Le supercalculateur Colosse.

Le supercalculateur Colosse de l'Université Laval à Québec a été inauguré en 2009 à l'intérieur d'un ancien accélérateur de particules Van de Graff en forme de silo en béton recouvert d'une sorte d'exo-squelette en acier. C'est un repère sur le campus qui cache en réalité des rangées d'ordinateurs sur trois étages mobilisés pour du calcul scientifique dans différents domaines (biologie, physique, chimie, etc.).

L’allée froide.
L’allée chaude.
Caillebotis permettant à l’air de circuler à travers les étages.
Crochet datant de l’accélérateur Van de Graff.
Grappe de serveurs dans l’allée chaude et emplacement pour des baies de serveurs à venir.
Serveurs en rack.
Connectique.
En attendant devant la porte du supercalculateur avec le matériel de peinture.

Trou noir

Visites de datacentres

Visite de la salle des serveurs d’une école supérieure d’ingénieur, Montréal.
Visite de la salle des serveurs d’un datacentre privé.
Visite de la salle des serveurs d’une université publique, Montréal.
Visite du Colosse, supercalculateur de l’université Laval, Québec.

Trou noir

Salle des serveurs

Trou noir, salle des serveurs de la SAT, Montréal, 2011.
Découpe vinyle adhésive et origami.

Circuit béant

Mondialisation

Melon écrasé, rue de la concorde à Toulouse, juillet 2013.

J’ai découvert ce melon par hasard dans la rue. J’étais avec Guillaume en train de lui raconter mon projet de faire une carte de la mondialisation sous la forme d’un fruit écrasé ou d’une épluchure. Je n’avais pas d’appareil photo avec moi alors il l’a photographié avec son téléphone portable.

Allée froide

Au cœur des machines

Protection contre le bruit des serveurs.
Tentative de se réchauffer dans l'allée chaude, dans l'antre des machines.
Main.
Dans les sous-sols sans fin de l'université Laval.

Circuit béant

Bord et milieu du Net

La forme de la carte découle de la manière dont a été mis à plat la surface terrestre, sa projection cartographique. Telle une orange qu’on aurait épluchée en un seul tenant, sa découpe suit le tracé des principaux câbles de fibre optique qui permettent à Internet de fonctionner. L’infrastructure d’Internet au lieu d’être représentée au centre de la carte se retrouve être le contour même de la carte, les bords du monde. Ce processus met l’Antarctique au centre comme espace le plus éloigné de toute connexion Internet. En revanche, les pays les mieux connectés comme l’Europe se retrouvent en marge de la carte et disloqués en petits bouts. C’est le cas de la France dont on a bien du mal à reconstituer la forme qu’on lui connait.

Le dessin de la carte a été généré par un programme informatique à partir d’un système d’information géographique (SIG) puis reproduit sur le mur avec un robot piloté par ordinateur sur le mur du datacentre de la société Fullsave à Labège avant d’être entièrement peint à la main. Le boîtier placé au milieu du mur est un thermomètre électronique. Il préexistait et nous l’avons intégré à la carte.

Placé dans un endroit sécurisé, cet atlas est paradoxalement inaccessible au public. Cette situation rappelle les peintures rupestres situées au fond des grottes dont les historiens savent aujourd’hui qu’elles n’étaient pas faites pour être vues (les personnes initiées venaient les peindre sur place à la lueur des lampes à huile). Comme les grottes, les datacentres sont des endroits fermés et frais. Ils pourraient bien être l’équivalent de nos musées ou de nos bibliothèques.